Steve B.'s profileLe blog de Steve B. Bern...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
Le blog de Steve B. Bernard, scénariste, écrivain endetté, névrosé à temps partiel et chroniqueur stupide"Une comédie de dépression", un roman humoristiquement con sur un adolescent qui rate constamment ses suicides, est disponible dans toutes les librairies. Enfin, ça devrait... |
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March 15 HYMNE À FACEBOOKIntérieur – Salon d’Alex – Soir
Alex est seul dans son salon. Devant son ordinateur, il clavarde. Il écrit : « Tu t’en viens bientôt? ». Il attend et boit une gorgée de la bière qui traîne près de l’écran.
Une réponse lui arrive. Charlie lui écrit : « Je pars. Je suis chez vous dans grosso modo 10 minutes ». Alex vient pour fermer son ordi mais un nouveau message de Charlie capte son attention. Son copain écrit : « Heille! Tu savais qu’en écrivant Pénis sur facebook, c’est ton nom qui apparaît en premier? Ciao! ». Alex écrit : « Quoi? » mais remarque que Charlie s’est déconnecté.
Intrigué, Alex va sur facebook, écrit Pénis et observe. Il est drôlement étonné.
Alex Y a raison. Est bonne…
Rigolant, il ferme Internet et va au frigo se chercher une nouvelle bière. Restant devant le frigo, il fixe son écran d’ordi. C’est évident que cette découverte trotte dans la tête d’Alex.
Intérieur – Salon d’Alex – Soir
Alex est à nouveau sur facebook. De façon successive, il inscrit les mots Drôle, Charmant, Adorable et Séduisant. Il ne se retrouve pas dans les résultats. Il inscrit Pénis, question de re-vérifier. Même résultat : il est au sommet de la liste. Pas de doute : il trouve ça drôle… mais étrange à la fois. Cette découverte l’intrigue.
Intérieur – Salle de bain – Soir
Alex est devant le miroir de sa salle de bain, se mettant du désodorisant et une chemise. Alors qu’il boutonne sa chemise, Alex s’arrête. Il réfléchit à une chose.
Alex Mais pourquoi y a cherché ça ? C’était quoi, sa motivation, de chercher Pénis sur facebook ? Est-ce qui serait…
Intérieur – Salon d’alex – Soir
Alex, dans son salon, regarde un album de photos. Il sort seulement les clichés sur lesquels Charlie et lui se trouvent. Ils les observent. Son attention se porte particulièrement sur Charlie et le regard de ce dernier.
Alex Est-ce que tu m’aimes ? Je suis… je suis de ton goût Charlie ?
Intérieur – Salon d’Alex – Soir
Préoccupé, Alex fait les cent pas dans son salon.
Alex Ok. Un homme veut annoncer à son meilleur ami qui est amoureux de lui. Comment y s’y prend ? C’est pas évident ; les implications sont énormes ! Ok. Y peut lui dire tout simplement « Man, je t’aime. Je t’aime en crisse ». Mais ça c’est pas Charlie. Non, non, non.
Intérieur – Salle de bain – Soir
Alex se brosse les dents dans la salle de bain.
Alex Hypothèse : je suis en amour avec mon meilleur ami. J’ai peur de sa réaction… j’ai peur, c’est normal. Alors j’y vais de façon sournoise. Je sais qu’y passe mal de temps sur facebook. J’me sers de ça. Je… hostie ! Je trouve les créateurs du site, je leur parle de mon problème et je leur propose de placer le profil de mon ami comme le premier résultat quand on cherche pénis. Quand c’est fait, je dis à Alex de façon détachée que je suis tombé là-dessus par hasard et j’espère que le doute sur son orientation s’installe. Le doute…
Intérieur – Aalon d’Alex – Soir
Alex est de retour devant son ordinateur. Il s’ouvre deux pages web. Il écrit sur le moteur de recherche de la première « Photos de femmes nues » et sur le deuxième « Photos d’hommes nus ». Il baisse son pantalon, observe son écran et regarde en direction de pénis. Il recommence le même manège.
Alex Ok, ça y a pas de problème ; ça fonctionne. Deuxième page maintenant…
Il fixe à nouveau l’écran. Soudain, son visage se transforme. Il regarde son pénis.
Alex Oh non ! C’est pas vrai ?
On cogne à sa porte.
Alex (Murmurant) Charlie…
Quoi faire? Il réfléchit. Une frustration naît en lui. Alex se lève d’un bond, ouvre la porte et attrape Charlie par le collet.
Alex Toi mon tabarnack : je suis homo à cause de toi !
De retour à Alex qui est devant son ordi et qui observe sa porte d’entrée. Il réfléchit. Il prend une grande respiration et ouvre la porte. On remarque qu’il est flambant nu.
Une fois de plus, Alex a imaginé ça. Il fixe à nouveau la porte d’entrée sur laquelle Charlie cogne. Découragé, Alex ne sait définitivement pas quoi faire.
Alex Hostie de facebook à marde… MON PÉNIS ET MOI
Intérieur – Chambre de Sophie – Soir
Rien ne se passe dans la chambre de Sophie. Soudain, cette dernière y rentre avec un homme, Hugo. Les deux s’embrassent avec frénésie. Rapidement, ils se retrouvent sous les couvertures et enlèvent leurs vêtements. Sophie est par-dessus Hugo. Au diable les préliminaires ; ils commencent à faire l’amour.
Sophie J’espère que t’es prêts à passer une nuit blanche…
Hugo Pis toi la nuit la plus cochonne de ta vie… (V/O) Mais qu’est-ce que je viens de dire là ? Sans-dessein ! J’ai tellement bu pis je suis tellement excité que ça va me prendre trois secondes avant de venir. Ok, on se calme. Garde la tête froide, ça va être correct.
Sophie pousse des sons de plaisir.
Hugo (V/O) Oh non, à l’aime ça ! Ça, ça l’aide pas. Si est excitée je suis encore plus excitée. Je peux pas venir là ; c’est la première fois qu’on le fait. Ok : je l’ai. J’arrête de bouger. Ça va me donner du temps.
Hugo cesse de faire des mouvements. Voyant son inaction, Sophie décide de prendre les commandes et se donne encore plus.
Hugo (V/O) Sacrament, à comprend rien elle ? Mauvaise méthode mon Hugo. Pense à des affaires ben, ben plates. L’épicerie ! Ok. Je rentre au IGA, je dézippe mon manteau, je prends un panier et je sors ma petite liste. Heille ! Les carottes sont en spécial ! C’était pas dans le circulaire me semble ? Une belle surprise ça. Des pommes vertes, ça fait longtemps que j’en ai pas mangées. Sont où ? Je vais demander à la commis qui est en train de se mettre à poil… calice !
Sophie C’est bon, j’aime ça.
Hugo (V/O) Et merde ! Je fais bien l’amour en plus. Ok, pas de panique. Ce qui me faut, c’est du visuel très turn off. Grand-maman Robichaud !
Hugo se tourne la tête et regarde dans un coin de la pièce. Sa grand-mère apparaît. Hugo est content de sa vision ; mais la vieille dame est en colère.
Hugo (V/O) Ça va grand-maman ?
Grand-maman Robichaud T’es tout un effronté toi ! C’est la première fois que tu penses à moi en dix ans et c’est pour t’empêcher d’éjaculer ? Regarde-moi ben aller mon petit gars…
Grand-maman Robichaud s’avance vers le lit et entre sous les couvertures.
Hugo (V/O) Dégueulasse ! Ok, ok. Quelqu’un d’autre qui voudra pas faire un trip à trois. Un truc plate à mourir. Un scientifique ! Y me faut du charabia, quelque chose que je comprendrai pas.
Un homme avec un sarreau blanc apparaît dans la chambre. Il fume une pipe.
L'homme La physique classique se représente un univers privé de sa dimension temporelle, que la physique moderne se verra du reste contrainte de réintroduire face aux incohérences auxquelles se heurtent les physiciens. Il est intéressant de noter que la physique devient relativiste quand elle s’aperçoit que l’observateur…
Hugo écoute l’homme avec attention.
Hugo (V/O) C’est bon ça, c’est bon. Y me faut plus de trucs non sexuels comme ça pour continuer. Je veux… je veux celui qui me pétait toujours la gueule au secondaire ; une petite fille possédée du démon ; un tueur avec une tronçonneuse ; une nonne ; un monsieur qui a pas de bras ; un clown qui a l’air d’un pédophile ; un joueur d’hockey…
Au fur et à mesure qu’il les nomme, ces personnes apparaissent dans la chambre et se retrouvent près du scientifique. Hugo les regarde en rigolant. Soudain, il réalise que Sophie ne bouge plus. Elle semble sceptique. Intrigué, Hugo regarde vers son pénis. Les deux sont mal à l’aise.
Sophie Euh… est-ce que… est-ce que c’est moi le problème ?
Hugo Non, non, non. Je pense que c’est celui avec la tronçonneuse qui était de trop.
Sophie ne comprend absolument rien ; Hugo, quand à lui, se sent définitivement con. October 12 PENSÉES NÉVROTIQUES DE LA SEMAINEPENSÉES NÉVROTIQUES DE LA SEMAINE J’ai perdu énormément de temps – que j’aurai perdu en regardant la télé de toute façon – en me creusant la tête cette semaine à propose de diverses pensées… * Quand je suis au volant, j'me moque des piétons ; de leur physique ; leur allure et comment ils marchent. Ensuite, j'me dis que si je suis pas tout seul à faire ça, ça me tente plus jamais de marcher de ma vie sur un trottoir. * Je crois pas à l'amitié entre un homme et une femme. Si je devais être ami avec une fille et me dire que j'aurais pas envie de la déshabiller, il faudrait qu'elle soit moche, archi-grosse et infiniment stupide. Et j'me dis une chose : pourquoi je serais ami avec elle dans ce cas-là? * Pourquoi je suis incapable de dire à ma conjointe qu'au secondaire, j'étais toujours le dernier à être choisi dans les sports? * Pour une raison qui m'échappe, chaque fois que je regarde par une fenêtre, j'ai envie de hurler : " Bonjour l'Amérique! ". * Quand je vais à la poste et que je n'ai pas de courrier, je le prends personnel. J'me dis que le facteur me déteste, qu'il jette mes lettres et qu'il se venge. Après, j'me dis que je suis un tantinet parano et susceptible. * C'est cool de dire qu'on est perfectionniste. C'est une belle qualité et un défaut classe qui se place toujours bien dans une conversation. Est-ce que je le suis? Pas du tout. Je travaille toujours à moitié. Suffit juste de regarder mon blog... * Ça m’emmerde lorsque j’apprends que des mariages sont célébrés. Pourquoi? Parce que j’aimerais que toutes les filles de la planète soient amoureuses de moi. Même les plus moches. J'me sens homme lorsqu'une fille en bave pour moi. Lorsqu’une chérie se trimballe un anneau, la bataille est perdue. C’est con, car j’me désintéresse très vite d’une princesse lorsque je sens que c’est gagné. * Pourquoi je pète seulement devant une belle fille? * Ça me fait sentir adulte de faire l'épicerie. * J’me demande ce qu’est devenue la fille avec peu de confiance en elle au secondaire qui se baignait toujours avec un t-shirt. Je crois qu’il doit en avoir une dans chaque école… * Pourquoi j'ai toujours de la morve qui pendouille de mon nez lorsque des gens importants me parlent? * La vie de bébé est paradoxale. Ce qui a de génial, c’est qu’on peut s’asseoir sur une personne, faire caca sur elle et elle ne vous en voudra pas. Elle va trouver ça rigole. Mais le truc chiant, c’est quand une mouche se place sur votre visage, vous avez pas encore la coordination pour l’enlever et là, le temps peut devenir sacrément long… * Pourquoi le porc est l'animal du déjeuner? * Ça doit faire chier d'être né un 29 février. Est-ce qu'on vieillit seulement une année aux quatre ans? * J’aimerais pouvoir partager plus de choses humiliantes avec ma conjointe. Comme quoi? Les trucs simples. Lui avouer que je fais parfois pipi dans la douche ; que je fais encore parfois des wet dreams et que lorsque je jouais au baseball et que j’étais au bâton, les autres s’avançaient. Adolescence traumatisante, je te déteste! * Ça me ferait peur de tomber sur une bande de roux la nuit. * J’ai vu un lamantin se baigner dans son urine et l’image me hante. * Est-ce que ça existe vraiment le supposé colorant rouge qui te suit lorsque tu pisses dans une piscine? J’y pense depuis que je suis jeune et si on pouvait me dire que c’est faux, j’me rattraperais l’été prochain en pissant dans un maximum de piscines… * Pourquoi j’aime regarder les gens travailler et que je n’éprouve pas le moindre remord à rester dans mon coin à ne rien faire? * Est-ce que toutes les combinaisons raciales ont été faites? Je veux dire, un Inuit ayant un bébé avec une Libyenne, ça c’est fait? * Pourquoi j’ai une peur profonde de l’eau du robinet dans la salle de bain? * J’me déteste profondément lorsque j’ai une conversation météo avec quelqu’un. Sans blague ; j’me sens sale et j’ai l’impression d’être une prostituée. LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #12 LA POLITESSELES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #12 LA POLITESSE Ok. J’me rappelle pas trop ce qu’on a pu m’enseigner dans la vie. C’est vrai : tout ce qui date avant les « Simpsons », je l’ai oublié. Directement dans le broyeur de ma mémoire. C’est comme si j’étais né lors du premier épisode des « Simpsons » et que chaque nouvelle saison correspondait à une nouvelle année de ma vie. Y a des trucs qui me hanteront à vie. J’me souviens du carré de sable en maternel ; d’une grosse rouquine en première année qui me voulait et qui me répugnait – et m’effrayait, je dois l’avouer – ; d’avoir dit à ma mère que mon père avait recommencé à fumer et que mon paternel m’en veuille pendant des semaines ; d’avoir embrasser avec la langue à dix ans une fille qui en avait six – j’me trouve encore dégueulasse – ; d’avoir eu la diarrhée dans mon pantalon au sommet du mont Orford et d’avoir fait passer la mauvaise odeur sur un plus rejet que moi et d’avoir fait l’amour la première de ma vie devant le film « Vampires vous avez dit vampires »… pas durant tout le film, disons plus le moment où Charlie entre dans sa voiture, la démarre et c’est tout. J’me rappelle plus du tout qui m’a enseigné la politesse. Mes parents? Mes professeurs? Le gros lard qui me bottait l’arrière-train au primaire? Fort possible. Même si l’origine de son obsession m’échappe, y a pas une journée qui passe sans que j’y pense. Bon sang. Malgré ma misanthropie grandissante, je fais toujours tout ce qui a en mon pouvoir pour être un gentil garçon poli et tout. Je dis sans faute « à tes souhaits » à une personne qui éternue ; je suis courtois en voiture ; je n’oublie jamais de mettre mon clignotant ; je tiens la porte aux gens – plus aux femmes ayant une grosse poitrine pour être honnête – et je dis même « merci » aux policiers lorsque je reçois une contravention. Le tout, avec un sourire qui n’est pas même pas sarcastique. Mais pour une raison qui échappe à mon minuscule et peu développé cerveau, les gens mettent leur politesse dans un placard cadenassé lorsqu’ils tombent sur moi. C’est peut-être ma coupe de cheveux qui fait en sorte que je semble avoir joué dans « The 70s show » ou le fait qu’il arrive à ma voix d’encore muer. Je sais pas. Mais je blague quand j’affirme ceci : lorsque j’éternue et qu’une personne ne me dit pas « à tes souhaits », un rage de guérilla se prend de moi et j’éprouve une envie hitlérienne de la frapper. Souhaite-moi quelque chose, merde! N’importe quoi de bien, ça va me faire hyper plaisir. Quand je laisse passer une autre voiture devant moi et que le gros con à la Civic qui jette sa cigarette à la rue – qui les ramasse en passant? – se donne même pas la peine de me faire un signe de main, l’envie de m’acheter un Hummer et de l’écraser se prend de moi. L’autre jour, j’en ai eu juste assez. Je t’emmerde, politesse. Je t’emmerde, clignotant au volant. Je t’emmerde, porte tenue et je t’emmerde, éternuement. Je peux vous avouer une chose? Ma révolte contre la politesse a même pas durée une fichue heure. Je suis incapable de me la jouer bête et glacial. Est-ce un signe de faiblesse? Je l’ai longtemps cru. Mais ma stupidité légendaire et moi avons réalisé une chose : être rude et impoli avec les gens ne démontrent pas une force de caractère. Cela fait juste prouver que tu es une merde, que tu es incapable de prendre sur toi et que tu mérites de te faire traiter comme une merde chimique. J’ai souvent traité des gens comme de la merde. Mais je tente de me sentir mieux en me disant que je les envoyer chier poliment… L’AMITIÉL’AMITIÉ Vous savez ce que j’aime avec l’idée de mettre toutes mes névroses sur un blog? Qu’un bonhomme allumette, dans son coin perdu, ait pensé trouver des trucs pornos sur mon site et se reconnaisse presque un peu dans ce que j’écris. Qu’il rigole, se dise qu’il y a plus con que lui et ait envie de devenir mon ami. J’ai presque vingt-sept et pour être un tantinet honnête, je suis plutôt rejet. J’aime pas trop sortir de chez moi et je crois que j’aime pas les gens. Empêche que ça titille ma fibre d’excitation l’idée de me faire de nouveaux copains. Vous savez, des petits timbrés nonchalants dans mon genre qui détestent tout et qui se montrent sarcastiques devant un coucher de soleil. Un grassouillet roux ou – dans mes fantasmes ultimes – un nain qui riraient de mes plus mauvaises blagues et des mes théories d’arriéré modèle – comme celle dans laquelle j’affirme que les dauphins de parc aquatique possèdent une chance énorme de se trimballer un travail contrairement à leurs concitoyens chômeurs et libres –. Encore mieux : un type qui porte des chemises carrotés comme moi et qui semble constamment chasser les orignaux. Un type en qui j'aurais confiance, à qui je pourrais confier que j'ai déjà eu la diarrhée au sommet de mont Orford quand j'avais douze ans. Pour tout dire, je suis un mauvais ami. On peut même affirmer pas trop fort que j’me veux exécrable dans le domaine de l’amitié. J’exige beaucoup en donnant peu. Il faut m’appeler souvent mais pas trop ; me faire des surprises de temps en temps mais respecter mon intimité ; s’informer à savoir comment vont mes filles ; rire de mes blagues de façon si sincère que j’me prends réellement pour un type amusant ; jamais oublier mon anniversaire et me complimenter quand je suis déprimé. Et moi dans l’équation? Je veux dire, qu’est-ce que je fais quand on répond à ma liste d’exigences? Rien. Absolument rien. Je réponds au téléphone que lorsque j’en ai envie – merci Allah pour l’afficheur – ; j’annule les sorties à la dernière seconde ; j’oublies les fêtes et occasions spéciales ; je fige quand on me confie un secret mais j’accepte de ne le dire à personne ; je le dis aussitôt à ma conjointe ; je donne des coups de poings sur l’épaule lorsque je devrais flatter dans le dos et lorsqu’on cesse de parler de moi, je fais semblant d’écouter tout en pensant à des filles nues qui ont une envie folle de découvrir le mini truc qui se cache sous mes boxers. Certains ont encore envie d’être amis avec moi? August 22 TRUC QUI ME FRACASSE LE CRÂNETRUC QUI ME FRACASSE LE CRÂNE Pour les trois insomniaques puceaux et presque schizophrènes qui visitent de temps en temps mon blog – quoique je suis convaincu que les gens qui adorent tuer les animaux, découper les yeux dans les magasines ou se masturber dans les autobus adorent les conneries que j’écris –, vous commencez à savoir quel genre de con névrosé pathétique que je suis. Une journée à la fois, je tente de guérir un truc qui tourne pas dans le sens horaire chez moi. Mais le hic, c’est quand un pépin se règle, y en a trois qui élisent domicile dans ma tête de nœud. Mais autre le fait que j’me trimballe une obsession malsaine pour les nains, les toilettes, les très grosses femmes, les prénoms amicaux que je donne à mon pénis, les chiffres impairs, la vie sexuelle des apôtres, les hommes qui portent des sandales et ma tendance à manger tous les trucs « non asiatiques » dans les buffets chinois, un nouveau truc démange ma fibre pensante ces derniers jours. L’autre soir, j’ai soupé vraiment très tard. Un copain m’a appelé et nous avons entamé une conversation immensément palpitante. Elle s’est même frayée dans mon top 5 des conversations qui vont agrémenter le défilement de ma vie lorsque je vais arrêter de respirer. - Salut Steve. - Oh, salut. - Ça va? - Ouais. Toi? - Pas pire, ouais. L’excitation arrive, patience jeunes jedis. - Qu’est-ce tu fais? - Je soupe. - Ah ouais? Tu soupes tard. Bon sang. Pour une raison qui m’échappe, j’me suis senti tellement hot que j’en ai oublié trois secondes ma honte quotidienne d’être Canadien et d’avoir un pénis qui est loin de ressembler à celui d’un acteur porno. Je soupe tard! J’aurais pu lui dire que je portais des joggings et un t-shirt troué de Grateful Dead – achat incompréhensible de ma part alors que je déteste leur musique de hippies –, mais ça n’aurait rien changé. J’avais gagné son respect en bouffant à l’heure que les vampires se réveillent de leur dodo. Et le respect par chez moi, ça cogne à ma porte aussi souvent qu’un 29 février… La plupart du temps, je mange vers 17h. Grosso modo, disons. Mon pénis a créé deux enfants, faut pas l’oublier. Je peux pas me permettre de me la jouer constamment cool et de bouffer quand l’envie me prend. Pourquoi respecte-t-on le bonhomme qui soupe tard? Suis-je destiné à me sentir mal et à faire croire au peu de gens qui me téléphonent vers les 17 heures que je sculpte les seins gargantuesques d’une Suédoise? Nous, gens du peuple qui soupent tôt, aurions-nous finalement droit à cette chose étrange qui se nomme le respect? Respect, comme le disent nos voisins du pays de l’oncle Sam? Je crois que non. Au moment d’écrire ces lignes, une nouvelle interrogation de bas étage traverse mon crâne difforme armé d’un cuir chevelu gras : pourquoi je déteste au point que ça me démolit la journée les connards qui mettent pas leurs clignotants au volant? Et pourquoi, 9.997999 sur 10, ils conduisent une Civic? August 12 L’INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ D’ÊTRE SCÉNARISTEL’INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ D’ÊTRE SCÉNARISTE Je suis avare de nouvelles et de détails humiliants sur ma vie ces derniers temps. Ouep. Le truc, c’est que je féconde parfois ma copine et qu’elle nous pond un petit bébé ici et là. Alors en ce moment, j’me tape tout plein d’émissions télé poches la nuit ; les seins de ma douce se métamorphosent en deux créatures gigantesques – première fois que j’écris cet adjectif sans faire une faute – et chaque fois qu’une bonne idée traverse ma tête de nœud, la plus vieille de mes cocottes exige des bonbons – comme je suis un bon papa, je dis oui, même le matin –, demande à ce que je lui fasse toucher le plafond et encourage sa cadette à régurgiter son lait sur mes chemises à carreaux. Tout ça pour dire que contrairement à la chansons des Stones, le temps est pas de mon côté. Et la jeunesse, on peut oublier ça. Mon cul prend de l’expansion à chaque jour et je crois même qu’il ambitionne à devenir un propre pays ; mon estomac est tellement pitoyable que j’ai de la difficulté à digérer un céleri et je commence fortement à croire que la plus grande utilité d’une érection, c’est de pouvoir pisser par-dessus un mur. Mais malgré le fait que je deviens peu à peu ce perdant moche dont aucun parent ne rêve d’avoir, une chose reste en moi et traverse mes âges : la vengeance. Je suis tellement haineux comme type, c’est juste pas possible. J’en veux encore à une certaine Véronique, qui a refusé de me faire une fellation en secondaire 4 ; à Patrick, qui m’a donné un coup de poing sur la gueule à 11 ans et à ma conne de prof de 3e année au primaire – j’ai effacé son nom de ma tête de nœud –, qui a échappé mon argent pour notre sortie de fin d’année et qui a exigé que je vienne le ramasser. Entre ses cuisses. Elle portait une jupe. Elle était aussi vieille que Marie Curie pourrait l’être en ce moment. Je te déteste, femme affreuse sans prénom. Alors, même si je suis trop occupé ou pas assez, je maintiens toujours la flamme de ma haine. Et depuis un moment, elle vise les producteurs télé. Le travail d’un scénariste se consiste grosso modo en 2 points : écrire et inciter les gens à lire ce que vous avez pondu. Je passe pas mal de temps sur le point b. Et vous savez ce que je peux juste pas supporter? Des messiers bien cravatés qui me regardent de haut car je suis plutôt jeune, plutôt inconnu, plutôt C.V peu imposant et plutôt pas de pouvoir du tout entre mes mains moites. Ça m’emmerde quand je prends la peine de contacter quelqu’un et qu’on me traite comme si je le dérangeais parce que mon nom est pas synonyme d’argent. Qu’on me fasse sentir que c’est une fleur si on regarde mes écrits. Qu’on prenne même pas la fichue peine de me dire pourquoi l’un des mes projets est refusé. Qu’on me fasse venir de loin à un rendez-vous et qu’on m’accorde cinq minutes car un rendez-vous plus important se pointe pour notre cher monsieur cravaté. Que le journal local de ma ville veuille même pas glisser un mot sur le fait que mon roman est publié mais que d’autres publications provenant de différentes villes le fassent. Est-ce que je suis un pacifique? Pas du tout. Je comprends pas comment pouvait s’y prendre le petit Gandhi. Physiquement parlant, j’accomplirais jamais rien contre ces personnes. Mais j’ai un fantasme qui n’est nullement érotique. Lequel? D’accéder à un statut qui me permettrait d’emmerder ces gens. D’être assez autonome pour pas répondre s’ils appellent. De dire à Steve Bergeron du journal local qu’il peut me torcher le cul quand j’aurais une diarrhée lorsqu’il me demandera une entrevue. De gagner un prix et de dire à tous ces producteurs qui ont levé le nez sur moi que jamais je travaillerais pour eux. Je préfère me convaincre qu’il existe encore des gens bien. July 14 UN ROMAN MORT ET NUL JUSTE POUR VOUSUN ROMAN MORT ET NUL JUSTE POUR VOUS Depuis que mon premier roman s’est retrouvé dans les tablettes l’automne dernier, j’ai commencé à en écrire trois. Aucun ne va voir le jour, c’est assuré. Les raisons? Outre le fait qu’ils sont à chier, ils possèdent plus un potentiel télévisuel que… hum, littéra… uel? De l’aide, SVP. Pour être honnête et tout, je sais pas trop si je vais refaire un roman. Peut-être un jour quand je vais être vieux et con. En fait, plus vieux et plus con que je le suis présentement. Là, je suis plus occupé à écrire mes films, mes petites séries télé idiotes et pondre des bébés de temps en temps. Alors que je faisais croire à ma petite femme que j’écrivais – elle est naïve la pauvre chérie –, je suis retombé sur le premier chapitre d’un roman mort-né. J’avais quatre idées de titre… « Histoires de mon nombril », « L’idiotie m’électrilise », « Je suis une tête de clou » et « Autobiographie d’un stupide inconnu ». J’aime beaucoup mes titres. Ça me fait rire jaune de vous faire lire ce qui va rester à jamais inédit. Je sais pas si j’me suis mis au crack ou à l’héroïne au moment de sa rédaction, mais j’ai construit un charabia incompréhensible. Quand je l’ai relu ce matin, j’me suis dit « Mais quelle merde » et « Je suis content de pas être l’arriéré qui a écrit ça ». Oups! Si vous avez détesté avec passion ou rien compris à mon roman « Une comédie de dépression », préparez-vous à vomir votre mépris pour le chapitre orphelin qui suit…
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Caméra. Action. Menfin. Je vous tchatchate ça tout comme ça, mais j’me trimballe l’infime conviction que je suis stupide comme maréchal. Pas brutalement constipé votre petit cornichon mâle, mais ça me culbute tout de même rien qu’un peu de voir que j’ai placé mon quota taxable d’intelligence sur la mauvaise raille de cette fichue voie ferrée et que je m’avère triplement idiot quand moi et ma moelle épinière s’y appliquons. En fait de fait, je crois que j’me veux le pierrot que je connais qui a le plus dandifier son existence et vous savez, tous les trucs flopypopys qui l’entourent. Je peux même vous jaboter que ça me ramolli rien que d’y penser. C’est tout dire, vous croyez juste pas? Exemplifions. Y avait cette tête de clou exemplaire, l’amiral Philippe K, quand on obligeait le Stewart que je suis d’aller me lobotomiser dans cette école remplie de têtes de clous exemplaires. Je vous tchatchate pas à quel point ça pouvait s’avérer sodomisant comme occupation d’après-midi pour le dandy que je suis. Mais cessons de blablater sur ça et revenons à notre hobereau de service, ce pisse-froid qu’on appelle Philippe K. Si je devais colloquer un truc dans le genre presque bien pour la postérité de la chose, je dirais qu’il se voulait pas un mauvais centurion arriéré ce Phil K à l’époque des récréations. Tout gentil et propret le garçon. Mais aussi bas de gamme que mon entreprise de salissage puisse paraître, il me revenait pas le pierrot. Juste pas. Comme on pourrait dire, ça m’arrive parfois de détester au point de la guillotine française une petite catherinette nonne ou un fichu chef de marine puceau pour le principe que j’excelle dans l’art romain de détester les petites catherinettes nonnes et les fichus chefs de marine puceaux. Je crois que j’me veux le pierrot de service que je connais qui se charrie le plus cette capacité de haine inoffensive. Menfin. Comme j’me bricolais pas cette électricité darwinienne pour l’école, le dandy que je suis devais se déculbuter le Q.I. en treize d’une autre façon. Alors j’me suis jaboter que je pourrais inventer une nouvelle identité de soldat bien conditionné à ce cornichon de Phil K. D’un point de vu spermatozoïdement parlant, je vous tchatchaterais que ça excite ma moelle épinière à la puissance XYZ ce genre de divertissement d’après-midi. Faut bien assassiner un peu le temps, vous croyez juste pas? Tous les petits gendarmes et biquettes du secondaire aimaient bien le tsar triplement charmant que je suis. À vrai dire, je dois vous blablater que j’me trouve en général plus que super – même si j’me veux parfois aussi spirituel qu’une toilette chimique – et que je serais pas contre le principe daltonien de me violer moi-même. Si je m’en charriais l’infime l’occasion, j’me concocterais une sapristi mixture d’opium et d’alcaloïde pour pouvoir abuser de mon propre corps d’athlète à la retraite. Menfin. Le dandy que je suis s’était donné un mal gravitationnel – vraiment à la limite du supportable et cerclement social – à convaincre cette nation unie étudiante de rebaptiser le petit Phil K en John S. Menfin. J’me mettrais pas à détailler chaque imbécile grain de sable parce ke innanzitutto, ça nous cochonnerait notre quota taxable et zweitens, que j’ai beau me la jouer duc de la lexicologie, mais pas question que j’endosse la cape du sodomisant de service. Ça non. Voilà. Toute cette montagne pour vous tchatchater que le dandy que je suis a bricolé un plan de paranoïa pas croyable. Et sous mes ordres de caporal, comme ça, tous les ramons et ramonas se charriant un sac à dos se mirent un certain lundi à baptiser notre cornichon de service John S. Geez. Pas besoin de vous blablater que le cancer s’est expansionner à la microseconde et qu’aucun docteur s’est abrutissé sur le cas du petit maréchal. Tout ça pour vous dire – parce que ce fichu livre se veut pas sur ce cornichon de Phil K après tout – que le pauvre amiral a du se faire rassurer par une de ces biquettes aux jambes hilmalayiennes que son nom se voulait bien Phil K et qu’il avait pas vécu toute son existence d’adolescent retardé dans une dimension parallèle. Vous savez, toutes ces conneries de spatio-temporalité qui échappent au dandy que je suis. Menfin. Je crois ce que voulais réellement vous jaboter avec cette introduction vite fait, c’est que je suis plutôt stupide comme pierrot. Pas brutalement, mais plus qu’un peu. J’me suis jamais dézanifier de toutes ces conneries comme on pourrait dire. Et vous savez quoi? Ça m’électrilise moi l’idiotie. Et pas rien qu’un peu à vrai dire. Ouais, ouep, y a toujours des pères paysans – du genre, gouvernementalement constipés – qui pourraient m’aligner contre un fichu mur briqué et me viser parce que je gâche tout mon satané potentiel à jouer au bouffon. Mah! Qu’est-ce qu’on peut y faire? Je veux dire par là, essayez donc de vous trimballer la pinte de lait et le cul de la vache à la fois vous. Changement d’alinéa. C’est donc un peu comme ça qu’elle commence mon histoire que je m’apprête à vous tchatchater et de tous ces trucs qui me sont tombés dessus. Préparez-vous à un marathon lexicologique juste pas trop terrible car lorsqu’il se lance dans la phonation, il se veut imbattable le dandy que je suis. June 09 LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #11 FACEBOOKLES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #11 FACEBOOK Ok. Je dois avouer que je suis un peu dinosaure et arriéré comme personne. J’écoute presque tout le temps des vieux groupes morts ; j’ai jamais, mais réellement jamais, téléchargé un truc et j’aime dire bonjour aux gens. Pas de blague. Quand je reçois un bonjour doublé d’un sourire, j’me sens aussi excité qu’une écolière qui va se faire… restons-en là. Je suis facebookien depuis le 24 décembre 2007. J’me souviens de la date : je m’emmerdais comme c’est pas possible dans l’après-midi avant de célébrer la naissance de ce gentil monsieur qui est le Père Noël. Des faux amis me conseillaient de m’inscrire et me promettant que ça allait être amusant. Les cons! Je les déteste maintenant. C’est pas vrai qu’on s’amuse ; on devient obsédé! J’me suis ouvert un compte facebook pour faire la promotion de mon livre poche. Je m’étais dit que ça allait être drôle de montrer aux gens qui me haïssaient au secondaire que oui, je savais écrire, et que j’avais utilisé certains d’être eux comme inspiration. Peut-être qu’ils achèterais le bouquin et qu’ils me demanderais mon autographe. Peut-être même que les plus belles filles de mon ancienne école secondaire me supplierait pour jouer avec mon mini petit soldat. Échec. Sur toute la bon dieu de ligne. Personne fut impressionné et à l’exception de ma gentille et dévouée maman, personne a intégré à sa bibliothèque mon roman. J’me rappelle d’une chronique d’Hugo Dumas dans « La Presse ». Je suis pas toujours d’accord avec le bonhomme allumette mais là, il avait tout compris. Il analysait le phénomène comme si ça se voulait un retour à la cour d’école. C’est archi-vrai. En plus de perdre de nombreuses heures sur le site – heures que j’aurais perdu de toute façon en regardant Canal Vie –, j’me suis mis à détester les personnes qui ont refusé mes demandes d’ami. Je vous mets sur ma liste noire. Mais qu’est-ce que je vous ai fait? Je vous promets de changer. Et puis, tout récemment, j’ai compris la futilité du site web. À quoi ça sert, réellement? Se vanter d’avoir plus d’amis que son voisin? À l’époque, on se valorisait avec son pénis ou sa grosse voiture ; maintenant, avec ses amis sur facebook. Si je meurs demain, combien de mes 119 amis viendront à mes funérailles? Ridicule. 119 amis? Je crois même pas en avoir 3! Et je suis généreux là. Le principe de facebook est pas bête, mais inutile. Ok, je peux retrouver des gens que j’ai pas vus depuis 10 ans. Mais tabar*beep*! Si ça fait 10 ans qu’on s’est pas vus, y a peut-être une raison. Et à la limite, j’me serais servi du bottin téléphonique, non? Alors j’ai pensé fermer mon compte. Finito les amis, on couche les petits. Mais comme je suis lâche et que je suis aussi excité qu’une écolière qui va se… devant une demande d’ajout d’ami, c’est pas pour tout de suite que je vais le faire. Vous savez quoi? Je vais plutôt continuer à descendre le site et à traiter ses utilisateurs d’idiots… tout en y allant une dizaine de fois par jour. P.S : certaines personnes sur facebook affichent sur leur profil qu'ils sont fans de certains trucs. J'ai vu quelqu'un écrire qu'il était un admirateur des skittles tropicales et qu'il faisait partie d'un groupe. Merde! Est-ce que leurs parents savent à quel point ils sont loosers? Est-ce qu'ils l'inscrivent sur leur CV? Et de quoi ils peuvent parler pour l'amour de Bouddha? - Moi j'aime les jaunes. - C'est pas vrai? Moi aussi. - Génial! On couche ensemble? LES POURQUOI DE LA VIELES « POURQUOI » DE LA VIE
J’me pose sans arrêt une tonne de questions sur la vie et sur toutes ces choses détestables qui font que j’aime respirer. Ok, faut l’avouer : la plupart du temps, le tout est en lien avec mon pénis et les choses qu’il aimerait accomplir. Mais parfois, je peux me montrer presque un tantinet pas trop arriéré. J’ai dressé une petite liste nullement scientifique des pourquoi de la vie… Pourquoi, quand je prends du dentifrice, j’ai l’impression que le tube éjacule? Pourquoi j’ai peur des roux? Pourquoi je parle plus fort quand je vois un aveugle? Pourquoi on me dit pas c’est qui la personne qui ramasse les animaux morts sur l’autoroute? Pourquoi j’ai une main qui sent constamment le vomi? Pourquoi je baisse mes jeans jusqu’aux chevilles quand je pisse debout? Pourquoi je trouve ça dégueulasse que quelqu’un ait pu découvrir que les tétines des vaches donnent du lait? Pourquoi ça vient me chercher une fille qui travaille au « Dairy Queen »? Pourquoi je pense toujours voir un monstre dans le miroir de la salle de bain la nuit quand je vais aux toilettes? Pourquoi je suis pas capable de remettre mes livres à temps à la bibliothèque? Pourquoi je sais, qu’un jour, je vais devoir me coller la langue sur un poteau gelé l’hiver? Pourquoi j’ai peur des ballons? Pourquoi je suis pas capable de casser un œuf à la coque? Pourquoi, dans les toilettes publiques, le type à côté de moi semble toujours avoir un pénis d’acteur porno? Pourquoi je mange toujours de la pizza et des pogos quand je vais au buffet chinois? Pourquoi ça donne envie de vomir lire dans l’autobus? Pourquoi les pédophiles ont toujours des moustaches? Pourquoi je fige quand vient le temps de laisser un message sur un répondeur? Pourquoi je suis pas capable d’avouer que j’aime le film « Titanic »? Pourquoi ma voix devient aigue quand j’me fâche? Pourquoi ça me fait chier un ami qui a du succès et une blonde avec des gros seins? Pourquoi je m’achète un manteau pour plaire à la vendeuse? Pourquoi je veux toujours me saouler à la St Patrick mais que j’oublie toujours c’est quand? Pourquoi ça me fait rire de penser que le 25 décembre est la date de fête du père noël? Pourquoi le temps des fêtes d’avant semble toujours mieux? Pourquoi je veux toujours voler les cônes de construction? Pourquoi j’ai envie de me mesurer le pénis quand je vois une règle? Pourquoi, quand je croise une célébrité, je hurle son prénom et j’me cache? Pourquoi j’ose pas jouer à Ouïja chez nous? Pourquoi, quand je porte une chemise rouge, j’ai envie de me faire passer pour un employé du « Canadian Tire »? Pourquoi j’ai juste envie de péter quand je suis dans un ascenseur? Pourquoi j’éprouve de la rancœur face à un gai qui trippe pas sur moi? Pourquoi je sais que l’orgasme d’un cochon dure 30 minutes et qu’on peut perdre 150 calories en se frappant la tête contre un mur pendant une heure? Pourquoi un magasin d’informatique pas loin de chez nous se nomme « Microbyte »? Pourquoi les gars se sont dis que c’était une bonne idée? Pourquoi j’hais encore les personnes qui ont pas signé mon album de finissants au secondaire? Pourquoi tous les profs d’éducation physique semblent caves? Pourquoi les gens pensent que j’ai perdu mon pucelage avec ma cousine? Pourquoi c’est vrai? Pourquoi mon père est ami avec Jean-Claude Van Dame sur Facebook? Pourquoi je m’imagine toujours Jésus rire de moi quand j’me masturbe? Pourquoi, en voyant une femme enceinte, la première chose à laquelle je pense est qu’elle n’est plus vierge? Pourquoi une fille a déjà voulu coucher avec moi alors que j’étais déguisé en siamois à l’halloween? Pourquoi je sais, si j’me retrouvais seul sur terre, que la première chose que je ferais serait de courir tout nu au centre d’achat? Pourquoi certains répondeurs embarquent après 25 coups? Pourquoi on chie toujours vert au camp de vacance? Pourquoi j’ai déjà fait croire à mes parents que j’avais le sida à noël? Pourquoi, quand mes parents m’avaient suggéré de me trouver un appartement, j’me suis dit qu’une résidence secondaire ne me servirait à rien? Pourquoi, si j’me fais embarquer sur le pouce, j’ai toujours envie de me faire passer pour un tueur en série? Pourquoi, quand je rencontre de nouvelles personnes, j’ai envie de porter un costume de Batman et de me faire passer pour un déficient? Pourquoi ça m’excite les résumés de films pornos dans un tv-hebdo? Pourquoi y’a des bancs de toilettes qui tombent automatiquement? Pourquoi y’a des poignées de lavabos qu’il faut tenir tout le long pour que l’eau coule ? Pourquoi j’ai toujours envie de répondre « en prison » lorsqu’on me demande en entrevue où j’me vois dans cinq ans? Tant de questions, si peu de temps… May 28 ALLER AUX TOILETTESALLER AUX TOILETTES Je possède plusieurs névroses, je m'en cache pas. Si vous avez déjà lu un peu mes textes ou que vous vous êtes tapé mon roman, vous commencez à me connaître. C'est pas trop glorieux quand on y pense une microseconde. Certaines phobies guérissent avec le temps ; d'autres restent et certaines diminuent avec l'âge. Mais y'en a une qui s’est installée et qui prend sans cesse de l’expansion. C’est la Godzilla de mes névroses ; le Titanic des trucs qui fonctionnent de travers chez moi. Aller aux toilettes ailleurs que chez moi. Je suis pas capable. Urinez ? Ça va. Quoique si je suis dans un endroit public et que je pisse avec d’autres types, j’me trimballe toujours la désagréable impression de posséder un pénis de nain. C’est peut-être une illusion d’optique. Ou je suis peut-être malchanceux à un point que chaque fois j’urine, un acteur porno décide de m’accompagner dans mon action. Mais en ce qui a trait à la grosse commission (communément appelé le numéro deux ou faire tomber son Sanchez), je bloque si je suis pas chez moi. Pour une tonne de raisons. La première qui me vient à l’esprit est l’odeur. C’est triplement con, mais je veux pas être jugé par les parcelles d’odeurs qui émanent de mon postérieur. Y a-t-il des gens qui évacuent des odeurs de miel ? De bonbons à la menthe ? Moi, quand j’me retrouve avec les pantalons aux chevilles, je sens le type qui vient de chier un cadavre. Alors pas question qu’une autre personne assiste à ce spectacle de bas étage. Le bruit. L’aspect sonore du numéro deux me dérange grandement. Je compare toujours ça aux fusils. Certains évacuent en mitraillette ; d’autres en canons et quelques uns en silencieux. De mon côté, j’me retrouve dans la tranche des tsunamis. Ça part dans toutes les directions et les dégâts sont irréparables. Des survivants ? Faut pas trop y compter. Comme je peux pas me laisser complètement aller ailleurs que chez moi, je laisse pas tomber mon Sanchez de la même façon si j’me retrouve en situation d’urgence. J’me charrie même l’impression que mes crottes se veulent moins coopératives. Certaines se frayent un chemin ; d’autres décident de rester à mi-chemin. Ça arrive toujours quand je suis ailleurs. D’autres que moi remarquent que je marche en pingouin ? C’est tellement stupide. Tout le monde va aux toilettes. Même Jésus devait pas y échapper (quoiqu’ils en parlent pas dans la bible) et devait empester sa petite bande de potes de temps en temps. Mais ça me rentre pas dans le crâne. Je veux pas qu’une personne me regarde et me dise : « Hey ! Je t’ai entendu. Je vais le dire à tout le monde et t’auras plus d’amis. ». Je pourrais pas me remettre d’une chose aussi terrible. Je devrais marcher la tête baissée jusqu’à la fin de mes tristes jours… May 14 ÊTRE DÉSAGRÉABLE DANS LA VIEÊTRE DÉSAGRÉABLE DANS LA VIE Je suis un rabat-joie. Je veux dire, je suis négatif, c’est officiel. Si vous avez déjà lu quelques unes de mes mauvaises chroniques, vous savez que je suis une personne hautement désagréable. Mais en ces jours ensoleillés qui m’emmerdent et qui me font regretter l’hiver, j’me rends compte à chaque microscopique seconde à quel point c’est chiant d’être le demi homme que je suis. Des exemples? Avec plaisir… Quand ma petite fille s’émerveille devant des moustiques, moi j’arrête pas de penser au fait que ces salaud peuvent me transmettre le sida ; quand je vois des verres de terre séchés sur l’asphalte, j’me dis qu’ils sont cons, qu’ils méritent leur sort et qu’avec le temps, ils devraient apprendre à pas trop s’éloigner de leur chez soi ; quand je tombe sur une femme enceinte, je peux juste penser au fait que la petite dame est plus vierge et j’me demande dans quelle position elle a conçu le bébé ; si un copain se trouve un nouveau travail, je prie pour qu’il gagne moins d’argent que moi ; s’il se déniche une nouvelle copine, j’espère de tout mon cœur noir qu’elle sera aussi moche qu’un camion en panne dans le désert ; quand quelqu’un fait caca chez moi, j’aime lui faire remarquer que ma salle de bain fut déclarée zone sinistrée pendant une semaine ; quand un hippie tente de me conscientiser sur le réchauffement planétaire, moi j’me dis juste que ça va me faire moins de vêtements chauds à acheter ; si on me conseille d’aller voir un film, je fais exprès pour voir celui qui joue dans la salle à côté ; si ma conjointe vomit, je monte le son de la télé ; j’me dis que l’avantage avec les enfants moches, c’est qu’ils se trimballent aucune chance de se faire kidnapper ; quand j’éjacule rapidement, j’me rassure en me disant que moi j’ai eu du plaisir et que c’est le plus important ; j'exige toujours des sacs en plastique à l'épicerie ; si je croise une personne aveugle, je lui parle automatiquement plus fort ; quand je rencontre une lesbienne, j’espère la chavirer et la faire changer d’orientation ; si je tombe sur une ancienne copine, j’me croise les doigts pour qu’elle ait pris trois cents livres et que son nouveau copain ait un micropénis ; à chaque 23 octobre, je rappelle à ma blonde qu’il s’agit de l’anniversaire de la perte de mon pucelage ; j’aime dire à quelqu’un qui vient d’échouer une chose que si ça avait été de moi, ça aurait fonctionnée ; j’aime mettre ma récupération dans les poubelles pour faire chier mes voisins ; faire remarquer à un recteur que le nom de sa profession ressemble étrangement au mot « rectum » ; raconter la fin d’un film à quelqu’un qui est impatient de le voir ; avoir un pseudonyme sur Internet et insulter des no life comme moi partout sur la planète ; rappeler aux fans des Nordiques que mon club à moi, il est toujours à Montréal ; raconter à des gens de gauche que mon idole est George Bush ; faire remarquer aux souverainistes qu’il est écrit « Canada » sur leur passeport ; les couchers de soleil me rendent triste car l’heure de dormir approche et les levers de soleil me confirment qu’une longue journée emmerdante m’attend ; j’aime dire à quelqu’un qui s’achète une voiture neuve qu’un jour, elle sera laide, vieille et puante ; conseiller aux gens qui affirment que les jeunes sont l’avenir d’aller visiter une classe de troubles de comportement et dire à la mère de ma fille que si elle s’était montrée plus patiente, elle aurait pu trouver drôlement mieux que moi. Ouais. C’est comme ça qu’on est désagréable dans la vie. April 27 LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #10LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #10 LES FEMMES Ok. Même si j’ai plus qu’un quart de siècle, que de la couleur blanche commence à décorer mes cheveux et que j’ai déjà goûté à cette drôle de chose que des scientifiques appellent le sexe, je dois avouer que je connais strictement rien aux bonnes femmes. C’est vrai ; j’ai même longtemps cru que le féminisme était une marque de petite culotte! Je saisis rien aux petites dames. Ça m’échappe le fait qu’elles veulent toujours être belles (est-ce que ça leur échappent le fait que je veule toujours être moche?) et que maigrir est leur sport de prédilection. Ça m’énerve cette manie des préliminaires et du mensonge que ça entraîne. Comparons ça au baseball : qu’est-ce qui a de mieux? Frapper un fichu coup de circuit ou se contenter d’amortis sacrifices et de buts volés? Ce que je veux réellement dire je crois, c’est qu’en sachant que les préliminaires ne mènent que vers la chose, pourquoi ne juste pas éliminer la partie des mots doux et des regards intenses? J’me suis parfois demandé – une fois très ivre – si j’étais un gai dégoûté par les attributs masculins. J’me suis presque jamais engueulé avec un gars ; ça m’est presque déjà arrivé de pas m’engueuler avec une fille. Je suis convaincu que ma vie serait drôlement plus simple si j’étais gai. Je ferais peut-être même plus attention à mon corps qui s’expansionne sans arrêt. Mais j’y peux rien, j’aime les filles. Bon sang que j’aime les filles à un point que je peux les détester de les aimer autant. Même quand elles sont chiantes, pas drôles, névrosées, fatiguées, colériques, enceintes, jalouses, qu’elles ont leurs règles, qu’elles grossissent, qu’elles se trouvent ordinaires, qu’elles me trouvent con… etc. Etc. Maintenant, faudrait seulement que je trouve un moyen de dire aux femmes dans ma vie que je les aime. Au moins, un peu. April 24 JE SUIS PATHÉTIQUE / JE SUIS NULJE SUIS PATHÉTIQUE / JE SUIS NUL Quand on regarde presque attentivement la chose, on a pas le choix de constater que je suis archi-nul comme personne. Si j’étais pas aussi lâche, j’me lèverais, irais prendre mon dictionnaire des synonymes et je vous balancerais plein de dépréciatifs sur ma personne. Il paraît qu’on écrit sur ce qu’on connaît. Ok, ça me va. Mais le problème, c’est que la seule chose que je connais, c’est moi. Je trouverais ça cool d’écrire de la science-fiction ; un récit sur deux personnes qui tombent en amour sur un navire qui coule ou sur des hobbits gais qui marchent pendants quinze heures. Mais je suis pas capable. Je reste toujours avec mes mêmes obsessions (pourquoi ma main gauche sent toujours le vomi? pourquoi j’me gratte toujours une fesse quand je pisse? deux nains qui font l’amour, est-ce que ça donne illico un bébé nain?) et je suis pas à l’écoute de ce qui se passe autours de moi. C’est pas une blague. Je viens tout juste d’apprendre qu’il va y avoir bientôt des élections américaines et qu’Obama est pas un rappeur! Tout ça m’a frappé hier soir. J’étais au resto, à travailler sur le fait que je pourrais devenir encore plus gros, et des femmes travaillant dans une épicerie mangeaient à côté. J’écoutais leurs conversations et c’était charmant, je mens pas : des petites femmes dans la quarantaine qui blablatent sur les hommes, leurs enfants, du monde à leur job qui leur tape sur le système, etc. Ça m’a vraiment fait plaisir de les entendre… ce qui est plutôt rare, étant donné que je deviens aussi social qu’une borne fontaine en vieillissant. Du monde vrai, je crois pas qu’on peut les étiqueter. Ça change du bullshitage qu’on doit endurer. Est-ce que tout ça m’a fait évoluer? Vais-je m’orienter vers quelque chose qui s’éloigne de moi et écrire sur les autres? Non. Parce que je suis pathétique et que je connais rien aux femmes, à la politique, aux amis, à la vie sociale, à l’économie, à l’histoire et à toutes les choses qui se trimballent une certaine importance. J’ai débuté mon prochain roman si ça intéresse quelqu’un. Son sujet? Moi. Le premier parlait d’un Steve b. qui ratait tous ses suicides ; celui-là parlera d’un Steve b. et de sa vie pathétique après un premier roman poche qu’il a publié et du devoir qu’il se fait de gâcher sa vie. Ouep. On écrit sur ce qu’on connaît je suppose. April 02 TOUT ME TAPE SUR LES NERFSTOUT ME TAPE SUR LES NERFS J’en parle souvent, ouep, mais je crois que c’est important de le mentionner encore : je deviens en vieillissant un type assez désagréable. Même si j’ai à peine 26 ans, je suis à chaque jour plus grincheux, j’aime pas sortir de chez nous et j’me fais un plaisir de tuer toutes parcelles de joie chez mes semblables. Une petite liste de ce qui me tape sur le système ? Facile. Très facile. Les résolutions du nouvel An, les parents qui prennent des tonnes et des tonnes de photos de leur premier bébé et non du deuxième, les couples affreux qui portent les mêmes manteaux, les cons qui se tatouent leur prénom sur le bras, les gens qui dépassent en voiture sans clignoter, les critiques de films, le yoga et la mode naturaliste, les gens qui se réveillent par leurs ronflements, ceux qui s’excusent de se trimballer une haleine terrible le matin, les poissons d’avril même si vous avez dépassé l’âge mental de trois ans et demi, dire Qu’est-ce que c’est ? avant de déballer un cadeau, en connaître plus sur des acteurs que sur sa propre famille, les filles qui croient que leur chat se veut le plus spécial, les gens qui veulent la libération du Tibet parce que ça fait tendance à dire, que le lait se charrie une durée de vie si courte, les arriérés toujours surpris lors de la première tempête de neige, les gens qui mentent en affirmant que la grosseur des seins et du pénis se veut pas un truc important, ceux qui prennent toujours le soin de préciser qu’ils se trimballent aucun préjugé envers les gais, se faire chanter bon anniversaire, croire qu’un film qui s’est mérité des Oscars est automatiquement un chef-d’œuvre, affirmer qu’une chanson doit avoir été écrite pour soit, continuer à lire dans l’autobus même si ça vous fait vomir, les gens qui affirment que les jeunes sont l’avenir, les femmes magnifiques qui clament que leur beauté se veut un obstacle quotidien, les gens qui posent des questions pour étaler leurs connaissances et non obtenir une bon dieu de réponse, avoir comme tradition de souper chez ses parents tous les dimanches soir, parler aux chiens comme si c’étaient des bébés, devoir aller au cinéma en groupe, blablater des trucs bien sur des gens une fois qu’ils sont enterrés, dire d’un poème qu’il est évocateur et riche en images, la fascination pour la vie amoureuse des célébrités, rester marier même si la chose vous rend malheureux, se faire bronzer, décorer votre maison à l’Halloween sans donner de bonbons, parler de la météo, être patriote et se définir par son pays, les vieilles bonnes femmes qui se teignent les cheveux pour combattre la gravité, voter, les gens talentueux qui savent tout faire et qui réussissent toujours la première fois, être gentil pendant le temps des fêtes, les hommes armés d’une moustache qui leur procure une allure de pédophile, les excuses accordées aux symptômes menstruels, détester un personnage de télévision de toutes les fibres de son corps, s’impressionner de l’intelligence d’un singe et terminer un roman poche pour le principe de l’avoir terminé. Etc. Etc. Etc. March 15 LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #9LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #9 LA VILLE Ok. J'en ai déjà parlé mais je dois le souligner encore une fois au crayola : urbainement parlant, je suis loin d’être une personne cool. J’aime pas sortir de chez nous, les gens m’énervent de plus en plus et la fréquence à laquelle on me traite de con devient dangereusement croissante. Et puis, à quoi bon quitter son petit nid quand on y pense? Un lit et une télévision, ça fait la job. Non? Mais bon. Comme l’homme n’est pas une île, il doit parfois prendre son navire et pointer le bout de son nez vers d’autres ports. Dans mon cas, le port à accoster se nomme Montréal. Je dois m’y rendre plutôt souvent, question de mettre un peu de lustre à mon nom. Y a des choses qui prennent plus de temps à luire faut croire. Vous savez ce qu’est un loner? C’est quand un bonhomme allumette aime se la jouer ermite, faire ses petits trucs sans emmerder les autres et exiger qu’on lui rendre la politesse. Le fantasme suprême du loner est de vivre dans un petit chalet en bois rond dans le bois et de se taper des siestes dans l’après-midi. Je réponds à tous les critères. Évident de se douter que j’éprouve pas un bonheur chocolaté quand j’me retrouve à Montréal. Je sacre à un point que je pourrais ressusciter J-C parce que je trouve pas de stationnement ; j’me perds tout le temps ; j’me sens coupable quand je donne pas de monnaies aux mendiants et j’arrive toujours trois secondes après que le métro ait décampé. Sans parler que j’me déniche jamais une place assise. Cette semaine, j’avais un meeting sur Ste-Catherine avec une compagnie de production. En partant de chez moi, j’me suis dit que j’allais m’approprier la ville et que je donnais le droit à personne de m’emmerder. C’est dont avec une attitude cool que j’ai dépassé en auto sans mettre mon clignotant et sans me préoccuper de cette chose nommée « angle mort ». J’me suis stationné tout croche, à l’aise avec le fait que je coupais facilement de l’espace pour une autre bagnole. Dans le métro, quand une place assise se libérait, j’ai mis au placard la gentillesse qu’on m’a inculquée et j’ai pensé à mon petit bonheur. Sur Ste-Catherine, j’ai enfilé mes écouteurs, sans en avoir rien à battre de ceux qui voulaient m’emprunter quelques sous. J’ai été un piéton insouciant et j’ai gardé mes mains dans mes poches quand un type me tendait des journaux. J’ai compris cette semaine que c’est ça la vie. C’est comme ça à Montréal, Paris, Chicago et même dans les petites villes. C’est pas toujours glorieux, mais faut vivre avec. Je doute que ça existe encore l’époque où tout le monde se fait coucou et s’entraide. La paranoïa et la méfiance, on connaît ça de nos jours. Un type qui travaille dans une école primaire, on se demande pendant trois secondes s’il peut être pédophile. On y échappe pas. En me couchant, j’me suis senti un peu coupable de ma conduite montréalaise. Mais j’ai réalisé une chose : si j’habitais un grand centre urbain, je devrais agir ainsi. C’est triste, mais il faut parfois écraser les autres avant de se faire écraser. C’est révolu les enfants sages. February 20 LE SUICIDE EST À LA MODE ON DIRAITLE SUICIDE EST À LA MODE ON DIRAIT Je peux parfois me montrer susceptible comme personne je crois. Je vis avec ça. Peut-être pas susceptible ; plus du genre à pas me laisser faire sans rien dire. Mais une critique de mon livre « Une comédie de dépression » m’a mis en ta**%#@))€+ cette semaine. Vous devez savoir quelque chose… Mon roman est arrivé dans les tablettes en octobre dernier, pendant la grosse rentrée littéraire. À part pour 2 ou 3 personnes, ça l’a pas fait un gros tapage. Mais les mois avancent, des gens le découvrent, on en parle un peu plus et des critiques sont publiées de temps en temps. Et avec le film « Tout est parfait » qui traite du suicide, mon roman s’inscrit dans un créneau qui « fite » avec le moment. Mais on m’a envoyé cette semaine une critique provenant du Saguenay et j’ai pas pu m’empêcher de penser que la chroniqueuse devait être une conne de 1ère classe. Lisez…
Un roman sombre sur le suicide. Dans la présentation du livre l’on dit que le public cible est le monde des ados et possiblement leurs parents. Cela explique probablement le fait que je n’ai eu aucun plaisir à cheminer au fil des pages de ce roman. Sans cesse, le jeune Steve B, âgé de 17 ans, pense au suicide. Ne trouvant rien de positif à sa vie, il s’invente plein de scénarios, tous plus loufoques les uns que les autres, afin de passer à l’acte. Cependant, il hésite… À qui vais-je manquer? Qui se souviendra de moi? Et si je devenais quelqu’un d’important avant de m’enlever la vie? Peut-être qu’enfin on s’apercevrait que j’existe et qu’on regretterait mon départ. Voilà l’essentiel de ce roman.
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C’est signé Loube. Et bien, j’ai quelques mots pour toi ma chère Loube. Je sais pas quel âge que t’as, mais visiblement, t’as rien compris au livre. Un roman sombre? C’est une comédie! Une histoire déprimante? Y’arrive juste des trucs comiques au personnage! Je suis d’accord avec toi sur un point : c’est pas pour des 13 ou 14 ans. Mais mon livre t’a apporté une meilleure connaissance des ados? Cibole! C’est quand la dernière fois t’as vu un ado? Pendant que Duplessis était au pouvoir? C’est une comédie, un truc loufoque, écrit par un gars dont la plus grande influence à vie est les « Simpsons ». Va voir « Tout est parfait » si tu veux du réaliste. February 01 CE QUI S'ANNONCE POUR 2008...CE QUI S'ANNONCE POUR 2008... Oye! J'entretiens moins mon blog que je le voudrais, je sais. Par manque de tout plein de choses je suppose. 1er février aujourd'hui. Je vais vous faire un petit topo de ce qui risque de m'arriver cette année ... FÉVRIER: Je reçois mes droits d'auteur de mon roman. Avec bonheur, je m'aperçois que j'en ai vendu 13 exemplaires. Plus tard, en février, je rends visite à mes parents et je trouve 13 copies de mon livre dans le placard à ma mère. MARS: Je décide de ne pas écrire un nouveau livre cette année et me consacrer à mes projets télé. Un petit inconnu m'écrit pour me dire que mon livre a changé sa vie. L'espoir renaît. Je recommence l'écriture d'un 2e. Je m'aperçois que cet inconnu est mon copain JF qui voulait se payer ma gueule. AVRIL : L’argent manque de plus en plus. Mes 3 projets télé tombent à l’eau. Un producteur véreux vole même l’un de mes concepts. La nourriture se faire rare. Je revois à TVA le film « Survivants » et l’envie de la chair humaine se fait sentir. MAI : Après une bonne discussion avec ma copine, je prend la sage décision de me prostituer. J’me rends rapidement compte que je n’attire que les vieux dégueulasses de 70 ans et plus. Je leur demande d’être tendres ; ils n’écoutent pas. JUIN : On m’offre un emploi incroyable qui va convenir à mes besoins les plus fous. J’oublie de me réveiller pour passer l’entrevue. Désespérés, nous faisons l’unique chose valable : nous vendons notre petite fille sur ebay. JUILLET : Ma copine accouche du 2e. Ayant eu un bon prix pour notre 1ère, je tâte une fois de plus ebay. Nous trouvons des acheteurs parfaits. Avec l’argent, on réalise que ça nous manque d’avoir une famille. On part en Chine en adopter un. AOÛT : Voyage exotique à Old Orchard. Là-bas, j’attrape un coup de chaleur qui me fait perdre la tête. Dans mon délire, j’ai une idée incroyable pour un nouveau livre : une romance qui se passerait sur le Titanic. Le titre? « Dessinons des totons ». SEPTEMBRE : J’me trouve un emploi qui me permet de prendre de l’air : ramasser les animaux morts sur la route. 10$ chaque. Je pue ; ma blonde me quitte. Je fais la chose la plus censée qu’il soit possible d’imaginer : j’entretiens une relation avec sa mère. OCTOBRE : Dégoûté par mes propres agissements, j’me suicide. NOVEMBRE : Les gens réalisent que mon bouquin était peut-être autobiographique. Ils font une chronique du bouquin à « Salut Bonjour » et il devient plus populaire que « Les secrets derrière les secrets du secret ». DÉCEMBRE : Je reçois le Prix Nobel de la littérature et mon livre dépasse les 5 millions de copies. Tarantino va l’adapter au cinéma. Ça sera une merde mais ça va rapporter plein de sous. Pendant ce temps, je suis au purgatoire, avec mes vieux dégueulasses qui m’ont retrouvé. Le temps s’annonce long … December 27 LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #8 LA MASCULINITÉLES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #8 LA MASCULINITÉ Ok. C’est une chronique un peu humiliante que je m’apprête à pondre et j’en soutirai aucune gratification personnelle, mais quand on est armé d’un amour-propre aussi invisible que le mien, on fonce parfois la tête baissée et on oublie souvent de porter un casque. Y’a un quelque chose que je dois illico avouer : j’me sens pas trop viril comme homme. Salope comme elle peut parfois l’être, la vie m’en donne la preuve tous les jours. À la naissance de ma fille, j’ai tellement vomi que les infirmières se sont plus occupées de moi que de ma douce moitié ; j’me suis battu contre moi-même pour pas fondre à la fin de « Titanic » et tous mes commentaires sarcastiques sur le film sont faux, il faut enfin que la vérité triomphe ; quand j’me laisse pousser la barbe, des boutons se mettent à décorer ma face ; j’aime pas écouter un film d’horreur tout seul ; je laisse ma blonde clouer tout ce qui se doit d’être cloué et enceinte jusqu’au bout des sourcils, elle a installé en solo la tapisserie de cuisine … je parle même pas du berceau de bébé à monter ; quand j’me fâche, ma voix devient tellement aigue que je semble avoir skippé cette phase de la vie qu’est de muer ; si je bois et que je suis malade, je met le blâme sur la nourriture que j’ai ingurgitée ; je pisse parfois assis car on m’a dit que ça aide à botter le cul au cancer de la prostate ; mon activité physique la plus épuisante est de taper des conneries sur mon ordi ; après 7 secondes intenses de sexe inoubliables, j’ouvre le réservoir et je pleure comme une fillette (c’est pas vrai, je suis sexuellement parlant moins performant que ça) et si j’me lève la nuit pour donner la suce à ma fille (ce que je fais pas mais si je le faisais), j’oserais jamais regarder vers le salon, de peur d’y voir un fantôme qui se berce sur ma vieille chaise laide. Honnêtement, j’ai entrepris y’a pas trop longtemps quelques efforts pour devenir un vrai mec. 1ère étape : regarder plus souvent le hockey avec d’autres gars. La testostérone à l’état pure. Ce fut une réussite presque désastreuse. Quelques copains se sont pointés – youppie –, mais je leur ai rappelé durant toute la soirée de parler moins fort, question de pas réveiller le bébé. J’me suis acheté aussi un manteau à carreaux, style bûcheron « Ovila » et tout. J’aime la sensation virile et sauvage que ça m’apporte. J’ai même rencontré un type avec qui j’allais au secondaire et il m’a demandé si j’étais devenu bûcheron. J’étais fier pas à peu près. Imaginez sa déception quand je lui ai raconté que j’avais plutôt écris un livre que presque personne a lu et que je concevais des séries télé que personne veut produire. Un manteau à carreaux? 95$. La déception sur un visage qu’on a pas vu depuis 10 ans? Ça n’a pas de prix. J’ai assisté à un show punk au Métropolis pour me prouver que j’avais encore une fougue de jeunesse et des couilles en cryptonite. Les « Dropkick Murphys ». Toute une soirée, faut l’avouer. Mais quand j’ai suivi les conseils platoniciens de mon ami d’aller dans le « Mosh Pit » et de faire un peu de « Body Surfing », ça pas pris 3 secondes avant que je reçoive un coup et que je perde mes lunettes. Je les ai pas retrouvées. Quand le courage s’est pointé au rendez-vous et que j’me suis enfin décidé à me faire transporter à bouts de bras, une seule pensée traversait mon crâne : celle de pas perdre mon *beep* de portefeuille. Et celle de me faire effleurer le pénis le moins possible par des gars. J’étais moyennement fixé sur les filles par rapport à la question. Il faut parfois hisser le drapeau blanc et capituler lors d’une vie. Je serais jamais un homme imposant, poilu, effrayant et qui impose un respect dictatorial. C’est pas grave je suppose. Moi, au lieu d’exiger à ma douce qu’elle me fasse un sandwich après 5 mémorables déhanchements de bassin, j’me mets à pleurer. Mais ta gueule Steve! December 24 LES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #7 LES FÊTESLES CHRONIQUES DE LA STUPIDITÉ #7 LES FÊTES Ok. Y’a un petit quelque chose que vous devez savoir sur le grincheux que je suis : les fêtes m’emmerdent. Ça m’ennuie en premier lieu et ça m’emmerde considérablement par la suite. Toutes celles qu’on retrouve dans le lot et qu’on se doit de célébrer. En fait, le seul avantage que j’y vois est que je peux me saouler sans me sentir coupable et que je parais pas comme un alcoolique fini aux yeux des autres. Parce que mon excuse de « je bois jamais seul car Jésus est à mes côtés », pu personne semble capable de l’entendre … À l’halloween, je m’arrange toujours pour être ailleurs et je suis même pas assez sympathique pour aider à préparer le repas. À la St-Valentin, je suis toujours plongé dans un dilemme cornélien assez intense si les Canadiens jouent (heureusement pour moi, ma blonde semble toujours enceinte à ce moment-ci de l’année et du fait, se couche tôt. Si c’est pas le cas, j’aime lui rappeler qu’une année est remplie de beaucoup de journées et dans ces journées, on peut multiplier le nombre de repas à 3 qu’on risque de prendre ensemble). Je veux toujours me taper une bonne brosse à la St-Patrick mais j’oublie toujours c’est quand. La St-Jean? Bof! Honnêtement, ça me dit pas grand-chose. Je suis pas trop armé de la fibre patriotique pis entendre années après années la même musique plate avec du monde fini sur les Plaines de ce cher Abby, je trouve ça dans le très assez ordinaire. La fête du Canada? Tellement pas important qu’on peut passer à un autre sujet. Personnellement, j’en ai aussi un peu rien à foutre de mon propre anniversaire. J’ai toujours eu l’impression qu’on doit se montrer archi-heureux et que c’est notre rôle de faire le show. Plus jeune, on avait une tradition dans mes écoles peu fréquentables de quartier : à notre fête, on devait se mettre au milieu d’un cercle et se faire chanter une mélodie affreuse par une gang de mongoles! Est-ce qu’on peut s’entendre que j’espérais avoir le diarrhée à chaque 27 novembre pour que ma dignité et moi restions à la maison? C’est drôle, parce que j’me la joue vieux con aigri et tout ; mais si un ami oublie de me téléphoner cette journée-là ou que ma blonde me donne pas une petite carte insignifiante, j’me planifie sur eux une vengeance qui va durer des mois. Et tout ça nous emmène de façon boiteuse à la Cadillac des fêtes, à la Lamborghini des journées à pas foirer : noël. Aussi mieux connu pour la naissance du Père noël. Quand j’étais nain, je devenais aussi excité qu’une nymphomane qui se retrouve dans le vestiaire d’une équipe de football à l’idée que le 25 décembre s’en venait. Maintenant, vieillissant, désagréable et grossissant à vu d’œil, j’ai juste hâte que la petite routine plate du mois de janvier recommence. Ouais, le Boxing Day vient un peu me chercher ; mais comme je suis lâche et que je vois rarement l’utilité de sortir de chez moi (je sais que je vais devoir revenir), j’observe les rabais que j’ai ratés dans le journal du lendemain. Ma petite est trop naine encore pour comprendre ce que c’est et l’autre bébé qu’on a pondu est encore dans le ventre ce cette charmante jeune dame qui partage le côté gauche de mon lit. Et il est pas plus gros qu’une barre de chocolat étirée à ce qui parait. Donc, cette année, par élan de paresse et de « on en a rien à cali*beep* », on a fait un gros majeur à notre arbre moche de noël et on l’a laissé dans la remise. Mais comme on a bon cœur, on s’est arrangé pour qu’il soit pas orphelin. Et ouais, toutes les décorations niaiseuses l’accompagnent. Les disques de noël, eux? Pu capable. Je les ai tous cachés et j’espère réellement me faire frapper par une auto, tomber dans le coma, me réveiller en ayant perdu la mémoire et pu jamais me rappeler où y sont. Ça me donne envie de commettre des meurtres avec une tronçonneuse le Ginette Reno de noël. Et vous savez quoi? On a remarqué que personne en avait rien à foutre de notre détachement. Aucun de mes voisins s’est même donné la peine de décorer et de placer des lumières. C’est une époque merveilleuse et enchantée. J’espère vous avoir mis dans l’ambiance des fêtes. Sur ces dernières paroles, je vous souhaite réellement qu’un nouveau classique de noël soit réalisé parce que je suis pu capable du *beep* de *beep* de « Sapin a des *beep* de boules ».
November 28 NOUVELLES, PROJETS, BLINK 182 & LINDSAY LOHANNOUVELLES, PROJETS, BLINK 182 & LINDSAY LOHAN Salut, salut, salut ... ça faisait un petit moment que j'me montrais silencieux sur mon blog. Ça bouge dernièrement, faut me croire. Merde, par quoi commencer? J'ai eu 26 ans hier, j'ai plein de livres en retards à la bibliothèque, on a appris cette semaine qu'on va avoir un autre bébé, j'me suis emmerdé comme c'est pas possible au Salon du livre de Montréal, je fais toujours le même rêve dans lequel je sais que je vais mourir dans un accident d’avion, je suis devenu sourd après le concert des Dropkick Murphys au Métropolis, j'ai la possibilité de déménager à Québec, j'ai maigris de quelques livres je crois, plein d'amis ont oublié de me téléphoner pour ma fête et je les déteste en ce moment, j'ai retrouvé un vieux disque de Blink 182 que je cherchais depuis 1 an et qui était dans une pochette d'un disque de noël, j'ai (en plus du nouveau roman) commencé une nouvelle série télé qui est jusqu'à maintenant la meilleure chose que j'ai jamais créée (je suis réellement en amour avec le projet), ma fille commence à marcher et au moment d'écrire tout ça, un film de Lindsay Lohan passe et j'me dis qu'elle me semble vraiment chiante. Imaginons que je sois célibataire et qu'elle soit ma copine. Je suis convaincu que je devrais toujours enlever mes souliers chez elle, qu’elle me taperait sur le système, qu'elle me laisserait pas écouter le hockey et qu'on devrait toujours aller dans les bars branchés et non dans la tavernes que j'aime tant. Je suis sûr qu'elle déteste le punk et qu'elle est même pas si cochonne que ça. Vous voulez savoir? J'ai eu une seule blonde rouquine. C'était en 2e année au primaire et son nom était Nancy. Elle était 3 fois plus grosse que moi et sa face était décorée de frickles. Pourquoi je suis sorti avec? Simplement que j'avais trop peur pour lui dire non. Je suis tellement cave, cibole ... November 01 NOUVEAU ROMANNOUVEAU ROMAN EN CHANTIER & RENCONTRES Et ouais. Malheureusement pour toutes les personnes qui ont détesté avec grand amour mon premier roman "Une comédie de dépression", j'ai débuté le deuxième. Ha! Ha! Ha! J'ai 4 chapitres de complétés. Le titre est pas réellement décidé pour l'instant. Mais les choses que je peux vous dire pour l'instant sont ... - Le personnage a 25 ans et son nom n'est pas Steve b cette fois-ci. Donc, on me demandera pas sans arrêt si c'est autobiographique. - Il n'y a aucun suicide, donc pas de scandale pour les directeurs des écoles secondaires qui refusent qu'une étudiante parle du roman dans le journal étudiant (bien sûr, je ne parle pas du Séminaire de Sherbrooke ... quelle idée!) - Le langage sera plus évident. Donc, pas de dialecte weirdo d'adolescent quasiment incompréhensible par moment. - Le personnage principal sera toujours aussi looser. Encore une fois, on parlera plus de sexe qu'on agira. - Il va y'avoir beaucoup plus de dialogues. En fait, j'écris de façon que ça prendrait 3 secondes pour l'adapter en film. - Les titres des chapitres sont toujours aussi longs mais les chapitres beaucoup plus courts. C'est décourageant, le soir, au lit, de se taper un chapitre de 339 pages. Plus court, c'est mieux. Malheureusement, c'est le même principe qui s'applique à mes relations sexuelles.
Et maintenant, concernant le fait que je vais sortir mon fessier de chez moi ... Si ça vous chante de me faire un coucou et un bisou eskimo, je fais une séance de dédicaces le SAMEDI 3 NOVEMBRE DE 12H-14H AU GGC DE SHERBROOKE SUR KING OUEST. Je vais être aussi présent au Salon Du Livre de Montréal à ces dates ... Mercredi 14 novembre de 14h à 16h Souhaitez moi bonne chance les hooligans ... Tonton Steve b October 24 QUESTION EXISTENTIELLEQUESTION EXISTENTIELLE
Vous devez savoir quelque chose sur les blogs … On peut savoir l’origine de votre recherche. Ce que je veux dire, c’est que si vous tapez le titre de mon roman sur Google « Une comédie de dépression » et que vous cliquez par la suite sur mon site, je peux voir que vous êtes arrivés chez moi de cette façon. C’est rien de grave et ça n’implique rien de compromettant. Mais pas cette semaine … J’ai vu qu’une personne est arrivée sur mon site en tapant sur Google « Photos de pertes vaginales ». MERDE! Et la voici ma question existentielle : POURQUOI JE SUIS DANS LES RÉSULTATS PAR RAPPORT À CETTE DEMANDE DÉGUEULASSE??? Ça fait peur et c’est peu glorieux à raconter à ses parents. - Qui de neuf fiston? - Et bien, père, quand on tape sur cette sympathique chose qu’est l’Internet « Photos de pertes vaginales », on arrive presque illico sur mon site. - Félicitation. On se fait un bowling? Bonne journée les hooligans xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
EDIT: Ok, on dirait que ça s'améliore pas. Vous en voulez une pas pire? Mon dernier visiteur est tombé sur mon site en tapant "Blog sodomiser ma cousine". Dieu, Allah, Bouddha, Krishna ... expliquez moi pourquoi !!! October 22 MAUVAISE HUMEUR, TRUCS DE PARANORMAL & TOUTMAUVAISE HUMEUR, TRUCS DE PARANORMAL & TOUT Petit coucou les hooligans. Je vais être archi-honnête : c’est une sacrée journée plate et je suis d’humeur moyenne. Mais ça empêchera pas l’ultime idiot que je suis de vous partager un truc … J’aime beaucoup les trucs paranormaux et tout. Je travaille même un concept d’émission avec une compagnie de production sur le sujet (je vous en parlerais plus mais les producteurs trippent jamais qu’on divulgue des détails avant que ça soit en onde). En faisant des recherches pour notre émission et le porte folio qu’on présentera aux réseaux télé, je suis tombé sur quelques trucs assez rigolos. Vous vous intéressez à la sorcellerie et vous voulez jeter des sorts & formules? Un clic au http://marycat.free.fr/sorciers.html Vous croyez au voodoo et vous vengez d’un ennemi vous trotte dans le crâne? http://www.pinstruck.com/whatispinstruck.htm En savoir plus sur le paranormal en tant que tel? http://perso.orange.fr/ouriel/fr/index.htm Si vous aimez autant les légendes urbaines et toutes ces conneries là autant que moi, je vous conseille http://pages.infinit.net/ginov/legende.htm http://perso.orange.fr/scream38/legendes_urbaines.htm http://membres.lycos.fr/scoobidoo/ Ciao, bonne nuit et j’espère retrouver la bonne humeur d’ici au moins le début du match de hockey … EDIT: Cool! Victoire de 6 à 1 sur Boston. La bonne humeur est de retour! Pis merde! De quoi j'me plains? Ouais, j'me plains le ventre plein. J'ai 25 ans, un roman de publié, 2 séries télé en option, une belle famille, le bébé le plus adorable au monde, mon pays est pas en guerre et je mange tous les jours. J'me trouve tellement con parfois que c'en est insupportable. Finito la mauvaise humeur pour strictement rien. Je sais malheureusement que ça va durer jusqu'à demain ... October 17 AUTOBIOGRAPHIE D'UN STUPIDE INCONNUEt ben et ben et ben … Ça fait un petit bout de temps que j’avais pas pondu une nouvelle pour le plaisir. L’envie m’a pris cette semaine et si ça vous tente rien qu’un peu, je vous propose un texte qui s’intitule « Autobiographie d’un stupide inconnu ». C’est presque bon je trouve. Ça raconte les retrouvailles de deux amis après 9 ans. L’un est réalisateur de films à Montréal ; l’autre, accroché à leur passé et amer est resté dans les quartiers pauvres de Sherbrooke. C’est moins drôle que ce que j’écris en général mais bon, vous verrez. Si vous aimez ça, d’autres nouvelles se retrouvent sur mon site. Il faut juste descendre vraiment bas, bas, bas … Donc, voici « Autobiographie d’un stupide inconnu », une nouvelle sur cette malsaine invention du diable qu’est l’amitié.
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Souvent, quand j’me retrouve coincé dans le bus ou au petit marché délabré qui se tient au coin de la Saint Patrick, j’entends les gens raconter que le pire qui puisse vous arriver dans la vie, c’est qu’un de vos proches meurt. Vous savez, un dernier coucou timide, l’âme qui prend ensuite un arrêt sans escale pour le paradis et le corps, lui, qui élit domicile au cimetière le plus près. Je sais pas pourquoi, mais ça se retrouve au sommet de l’échelle des tracas pour le bon peuple catholique on dirait. Soit ça ou de perdre son travail, aussi stupide et ennuyant qu’il puisse s’avérer ou de se retrouver quelques décennies dans la plus miteuse des prisons à Tijuana à partager ses commodités avec un type obsédé par les allumettes qu’on surnomme amicalement Pyro le barjot. Vous savez, moi, ce que je réponds tout haut à ça? Que c’est un tissu de conneries pas croyable. Ouais. Tricoté serré de tout côté. Des gens qui me côtoyaient jouent maintenant de la harpe désaccordée sur un nuage et je m’en suis remis. Ça va. J’ai perdu mes minables boulots à l’époque que je croyais que travailler se voulait noble et ça m’a pas donné une tumeur bénigne ou un taux anormal d’anxiété aiguë. Et même si j’en suis pas hyper fier, je peux aussi inscrire dans mon minuscule CV prisonnier dans mes expériences récentes. Bon sang. Personne s’est occupé de redécorer mes fesses dans les douches et grâce à ça, j’ai même pu terminer mes études secondaires. C’est pas croyable, mais après toutes ces années, j’me trimballe enfin la capacité de conjuguer le verbe roidir au subjonctif passé. Roulement de tambours s’il vous plait. Non, non, non. Selon moi, le pire qui peut vous tomber dessus lors de votre séjour aucune dépense payée sur notre sympathique planète moche, c’est de vous charrier un ami qui a du succès. Quand on se compare, on se désole je suppose. Même si j’y réfléchissais durant quelques centaines d’années, le cerveau bien cryogénisé au frigo, je vois pas ce qui aurait pu m’arriver de plus terrible. Ouais. C’est exactement toute cette philosophie bas de gamme à trois sous qui m’a fracassé le crâne quand Guillaume s’est pointé en face de chez moi avec une sapristi de belle voiture de location. - Ok. On dirait qu’on se fait pas trop chier quand on est célèbre? - Ouais. Moi aussi je suis content de te voir Étienne après neuf ans. Poignée de mains. Petite accolade. Tout le tralala de fraternité de jeunesse. Mais bizarrement, ça sonne faux. Comme un mauvais doublage français d’un mauvais film de nos voisins du sud. Sûr et certain que ça pourra jamais recoller comme avant. - T’as pas changé d’une miette Étienne. C’est assez freakant. - Merci … je suppose. T’as pas trop grossis aussi. Pis? Sherbrooke t’a manqué? - Bof, je sais pas. J’aime vraiment ça habiter à Montréal. J’ai pu trop l’impression que c’est ma ville aussi. - Ouais, quelle surprise. Un snob vin-fromage-opéra qui renie ses origines. Est-ce que les gens branchés de ta ville te demandent souvent si t’as perdu ton pucelage avec une cousine dans une grange le jour de l’an? Ou tu fais peut-être croire que t’es un montréalais pure laine qui est jamais sorti de l’île? - Les bonnes mêmes vieilles conneries. Ce que ça commence bien. Tu parles que ça commence bien. Même si je veux qu’on s’amuse et qu’on passe du bon temps et tout comme à l’époque, je peux pas m’empêcher de lui rappeler qu’il représente à mes yeux (et à ceux de tout le quartier) un fichu traître égoïste. Ouais. Les autres peuvent bien se mentir à eux-mêmes en affirmant qu’il sont archi fiers qu’un petit fils de pauvre ait si bien réussi, mais je sais dans les tréfonds du peu d’âme que j’me charrie que ça se veut faux sur toute la ligne. C’est pas un adopté de la grande ville qui va venir avec son air de pédant offensé contaminer notre minable train de vie qui nous convient. Mais en même temps, je peux pas m’empêcher de repenser au fait qu’il est une des personnes que j’aime le plus depuis qu’il m’a défendu contre cet arriéré de Patrick Ryan en 3e année. C’est un très gros con qui vit toujours dans le sous-sol de ses parents et qui m’en faisait sérieusement baver avant que Guillaume fasse en sorte que plus personne ait jamais relevé la main sur moi. Depuis ça, j’ai toujours su que ça allait être entre nous deux pour le meilleur et pour le pire jusqu’à la mort. Mais le hic, depuis quelques années, c’est que le pire l’emporte par K.O plus souvent qu’à son tour. - J’ai lu quelques critiques sur ton film. Félicitation. - Oh ouais? Sont plutôt bonnes, hein? Je suis content. Ça pourra pas nuire. La compétition est féroce dans le milieu, t’as pas idée. - Peut-être. Mais moi je trouve que c’est vraiment un truc de bourgeois les critiques. Du genre, le métier le plus inutile après brigadier scolaire. Non mais penses-y. Trouves-tu que c’est un vrai métier toi? - Ok. Pis toi, c’est quoi ton métier au juste pour te montrer aussi condescendant? Cheap shot Guillaume … cheap shot. D’accord. On me paie peut-être pas tout plein d’argent non mérité pour réaliser des petites merdes prétentieuses pour universitaires snobs buveurs de vins ; mes pieds se sont jamais posés à Venise sur un bon dieu de tapis rouge installé là en mon honneur et on me traite pas de génie révolutionnaire chaque fois que des voyelles s’évacuent de ma bouche alcoolisée. Mais qui voudrait de cette vie là de lèche-cul de toute façon? Ouais. Je veux dire, un petit catholique pas trop instruit dans mon genre qui vend de l’alcool aux mineurs pour gagner sa croûte se trimballe autant de chances de se retrouver à la une de la section arts et spectacles que de se marier une petite pucelle texane de bonne famille. Je comprends ces choses là même si mon Q.I. provient des régions. Mais au moins, j’me considère comme un type authentique moi. Enfin. On laisse un peu notre éternel conflit nucléaire dans l’entrée de garage et on prend la direction du sous-sol. Je lui ai même préparé un lit avec des draps propres à monsieur l’artiste. Mes draps à moi, bon sang. - Tu veux pas qu’on aille voir tes parents en haut? Ça fait un méchant bout que je les ai pas vus. - Ça sert à rien, sont pas là. - Y ont toujours la même job? - Non. Tout ferme dans le coin. J’ai pas la moindre idée de ce qui font dans le jour mais c’est pas ici qu’y traînent. Merde. Toutes les compagnies ferment leurs portes pour aller se re-localiser dans les grandes villes et le vrai monde se retrouve toujours baisé d’une façon ou d’une autre. Tu trouves pas ça scandaleux toi? - Non mais ta gueule Étienne. Je sais que t’es un expert pour casser l’ambiance et je te félicite même d’être aussi bon … mais là je commence presque à regretter de pas m’être pris une chambre d’hôtel. - Ok, excuse-moi. Regarde : j’me la ferme avec ces conneries-là. On va s’amuser le temps que t’es là. Je t’ai promis que t’allais passer une soirée que tu vas pas oublier. Comme la bonne vieille époque. La bonne vieille époque? C’est plutôt simple : beaucoup d’alcool, un peu d’herbe, un film porno bien dégueu question de se mettre dans l’ambiance, on retrouve quelques amis à moi pas trop recommandables que j’ai connus derrière des barreaux rouillés, on se ramasse des filles plutôt jeunes et le plus naïves possible, on se tape une tournée de destructions de boîtes à lettres, on s’envoie les pucelles à papa derrière le club vidéo du gros Henry et s’il nous reste du temps (ce que je doute, mais bon), on assiste à la première du stupide film de Guillaume. Mais c’est en dernière option. Je veux dire, il l’a vu combien de fois son navet d’après-vous? Ça se voudrait si dramatique qu’il assiste pas à une 3723e représentation de cette merde? Ouais. Poser la question c’est y répondre. - Tu vas peut-être me trouver con Étienne, mais on dirait que je suis nerveux pour ce soir. - Tu veux dire par rapport à ce qu’on va faire et le fait qu’on se soit pas vus depuis un bout? - Non, non. La première du film. Même si on a fait une tournée de quelques régions et que ça s’est super bien passé, ça me fait bizarre de le présenter au même cinéma où j’allais tout le temps quand j’étais jeune. - Je savais pas que ça voulait dire quelque chose pour toi. - Tsé … je suis pas en guerre contre Sherbrooke ou n’importe quoi d’autres que tu sembles t’imaginer dans ta tête. J’habite ailleurs, ouais, mais ça va toujours rester un peu chez moi ici. Ça rappelle quelques souvenirs. Un peu chez lui ici? Non mais on est quoi pour toi Guillaume? Un Holiday Inn sur commande? Des arriérés aux tendances trisomiques qui vont se fendre pour satisfaire sa stupide altesse? Merde. La soirée s’annonce pas mémorable, c’est moi qui le sens ça. Et les quelques minuscules souvenirs dont il parle constituent ma vie à moi. Ok. Du calme. On se la joue zen et Tibet Étienne. - T’as prévu qu’on fasse quelque chose avant ma première? - Hum. T’as vraiment envie d’y aller? Il me regarde comme si je lui avais proposé tout bonnement de pendre quelques arabes et d’organiser une chasse aux juifs en forêt avec des fusils de paint-ball. - C’est une blague. J’avais pensé qu’on pourrait commencer à boire. - Ouais, pourquoi pas? T’as du vin? Là, c’est moi qui le scrute comme s’il m’avait proposé tout bonnement de pendre quelques arabes et d’organiser une chasse aux juifs en forêt avec des fusils de paint-ball. - C’est une blague Étienne. Je voulais jouer au montréalais snob. - C’était réussi mon vieux. Ouais. Même ce cadavérique de James Dean aurait pas pu sonner plus vrai. - Tu te souviens des soirées qu’on passait dans le temps? À boire, à se branler chacun de notre côté du sous-sol en dessous d’un coussin devant un film porno dégueu, à retrouver des amis pis tenter de se ramasser des filles plus jeunes pour nous les taper derrière le club vidéo du gros Henry? Tu te souviens comment on terminait les soirées? Une tournée de destructions de boites à lettres. D-I-E-U merci! T’es de retour Guillaume! On va pouvoir mettre ces merdes de carrières, de Montréal et ton ego mal placé aux poubelles une fois pour de bon et recommencer à être inséparables comme avant. Je comprends qu’on change et je trouve ça plutôt normal. Je veux dire, moi aussi je suis plus le même gars qu’à une certaine époque. Avant, quand on se tripotait chacun de notre côté, j’me sentais hyper contrarié à cause de mes grands-parents morts. Vous savez, toutes les conneries qu’entraîne un bon bagage catholique. C’est pas que je m’en voulais tant de pécher alors qu’ils pouvaient me scruter du haut d’un nuage ; c’est juste que ça m’effrayait qu’ils puissent le faire avec des amis et qu’ils me présentent à eux de la sorte. Mais ça va maintenant. Et puis, Guillaume est de retour, alors là, tout peut juste recommencer à vraiment bien aller pour moi. - Ouais, tu parles que je m’en souviens. - Pis est-ce que t’en as honte? - Quoi? - Je veux dire, tu regrettes pas toi? Man, quand je pense à toutes les conneries qu’on a pu faire, je deviens rouge automatique. C’est instantané. Des fois j’essaie de me convaincre que rien de tout ça est réellement arrivé et que c’est juste des mauvais souvenirs que j’me suis inventés. Avoir encore eu une blonde, je pense que j’aurais jamais osé l’emmener dans le quartier pour pas qu’elle entendre des histoires de la sorte. Je vois rouge. Non, correction : je vois plus du tout. Qu’on me donne une canne pour marcher et pour abattre le traître qui se tient devant moi. - Avoues que tu pense pareil comme moi Étienne? Personne peut rester aussi looser qu’on l’était dans le temps. Tu te souviens de ce qu’on voulait faire comme profession? Vendre de la bière aux ados deux fois plus chers de ce que ça coûte réellement. C’est looser rare. J’ai jamais pu avouer à Guillaume ce qui m’était réellement arrivé les neuf années qu’on s’était perdus de vue. Ouais. Le petit snob vin-fromage-opéra se charrie une connaissance zéro à propos de la prison et de toutes ces choses qui me semblent à moi normales mais qui humilient la personne qu’il est devenu. Même si je le déteste à un point où j’aimerais le coller à un mur et l’aligner devant mon champ de tirs, j’ai jamais voulu qu’il ait honte de moi. Pas trop en tout cas. - T’étudies en quoi déjà Etienne? Tu me disais dans ta lettre que t’étais à l’université depuis des années. - Euh, un peu n’importe quoi. J’me suis réorienté dernièrement. - C’est assez surprenant. Je veux dire, t’as tellement pas le profil universitaire. Mais c’est quand même drôle : un gars bien scolarisé qui a une haine de Montréal et de tout ce qui s’approche du bon goût. T’es ce qu’on appelle un sacré paradoxe mon gars. Dire que j’ai longtemps été convaincu que t’avais jamais fini ton secondaire. Je sais pas ce que ça fout dans la vie un paradoxe et j’en ai réellement rien à battre pour tout avouer. Vous vous rappelez quand je racontais que la pire chose qui puisse vous tomber dessus dans la vie est de vous trimballer un ami qui a du succès? Bon sang. J’avais tout faux. Le pire des trucs moches dans l’univers, ça se veut la trahison. Maintenant, je vois plus rien d’autre. - Pis? T’avais prévu quelque chose avant la première de mon film ou pas? - Pas vraiment. J’étais un peu trop nerveux à l’idée d’assister à quelque chose d’aussi gros qu’une première. - Wow! Ça me fait plaisir à entendre Étienne. Vraiment plaisir. C’est cool de voir que malgré toutes les années et le fait qu’on ait changé qu’on soit restés toujours aussi amis. Hein? Oh ouais, c’est cool Guillaume. Vraiment très, très cool sale traître. |
Commentaires inutiles ou menaces de mort? Vous êtes curieux d'en savoir plus sur mon roman? Des infos sur mes 2 séries télé et mes innombrables projets? Laissez parler votre petite plume et je vais vous répondre dans le très rapidement ...
Valerie
wrote:
Wow steve felicitation pour ton livre je me souvient a l'école tu m'as dit un jour que plus tard tu écrirais .... Et voilà je tourne une page du journal et te voila.... Félicitation ... lache pas et continu comme ca... J'ai bien hate de lire ca
et bonne fete a ta petite qui a eu 1 an comme la mienne....
Oct. 11
Alex Baillargeonwrote:
Pardon je me reprend
Salut Steve!!!!
Alex
Sept. 27
Alex Baillargeonwrote:
La surprise de ma vie de voir que l'auteur d'Une Comédie de Dépression
Sept. 27
Denis B.wrote:
J'ai envoyer le lien à tout mes contacts.
Encorre bravo garçon...
Papa xxx
Aug. 5
Denis B.wrote:
Merci aussi a mon père qui a passé quelques heures et plus pour me monté un site web et que n'ai même pas eu la bonté de remercier sur mon blog.
bravo pa , de rien ça m'a fait plaisir.
Aug. 4
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